mercredi 17 mars 2021

17/03/2021 – CLAMENCE, BRECHT ET LE PARTI



En assistant au début de la visioconférence organisée par le Breizh hier soir, sur le thème « Démocraties et territoires : Bretagne labo d’innovation », Clamence eut l’irrésistible envie de faire un rapprochement entre ce qu’il voyait et entendait et la citation Bertolt Brecht «Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple».

Devant les difficultés des "sachants" de gauche à articuler leurs visions des démocraties participatives et représentatives avec les pensées d’un peuple de gauche composé de manants incultes par définition, il serait peut-être souhaitable de se passer du peuple pour faire son bonheur !

Certains choqués par leur aveu, ont proposé un Jules Ferry pour reprendre à la base l’éducation du peuple. Bon courage et vogue la galère pour le XXII° siècle !

Tout ce beau monde, brillantissime ou niais, ne réalisait pas qu’il parlait d’un autre monde, celui des XIX° et XX° siècles, où tout avait été tenté, sans parvenir à trouver une colonne vertébrale qui serait la référence du peuple de gauche, mille fois cramée par les essais communistes et dix mille fois trahie en tentant d’amadouer le Léviathan néocapitaliste

En attendant de grands problèmes méthodologiques demeuraient en suspends et personne d'autre que le Parti n'allait les résoudre.

Selon Clamence, la section locale, la plus petite structure du Parti, bien adaptée à la démocratie participative, pourrait y trouver sa juste dimension avec l’expression de chacun sans les freins de la représentativité. Jacques Ellul que Clamence avait connu dans un autre monde et qui avait tout essayé, le pensait à la fin de sa vie.

Les lectures sur les organisations de Makhno et de Durutti, avaient plu à Clamence, bien qu’ils n’aient agi qu’en temps de guerre ce qui est difficilement adaptable à notre situation.

Pour les nivaux fédéraux et nationaux, la voie de la démocratie représentative semblait incontournable pour Clamence, mais les droits et les devoirs des minorités devaient figurer aux statuts du Parti afin qu’ils ne soient pas oubliés.

Pour les « référendums d'initiative partagée », avoir dix signatures par département serait peut-être suffisant pour que ça marche.

A coté de ces quelques exemples traités à coups de hache, de multiples questions se posent pour sortir le Parti des miroirs de la démocratie du paraitre

Clamence se demandait quand nous allions raccrocher nos manches de lustrine ?

 

mardi 16 mars 2021

16/03/2021 - CLAMENCE ET LE COMBAT DE GAUCHE AU CONSEIL DEPARTEMENTAL DU MORBIHAN



Clamence voyait sans déplaisir François Goulard quitter la scène du Conseil Départemental du Morbihan.

Bardé de ses prestigieux diplômes de Central, de Sciences-po et de l’ENA, François Goulard n’a jamais eu qu’un mépris condescendent à l’égard de ceux qui n’avaient fait, ni Central, ni Science-po, ni l’ENA.

Héritier de Raymond Marcelin, le « vichyste-résistant », et surtout d’Alain Madelin, fondateur d’Occident, un groupe d’extrême droite, François Goulard vécut la descente en flamme de son chef de file François Fillion, comme un très mauvais coup porté à son ascension vers l’équipe qui devait être au sommet de l’État.

Clamence n’oubliera jamais qu’aux pires moments de l’affaire « Fillion », ce denier continuait à affirmer que l’un de ses objectifs était d’éliminer 500.000 fonctionnaires et que sa main ne tremblerait pas !

Fillion pensait que cette annonce allait lever un front anti-fonctionnaire qui masquerait les faux emplois de sa femme et de ses enfants.

Dans sa gestion du Conseil Départemental, François Goulard ne masqua jamais son indifférence à l’égard de la consultation ou la démocratie participative. Que pouvait attendre l’élite autoproclamée des avis des « manants » ou de leurs représentants ?

Pris dans ce jeu épuisant pour ceux et celles qui tentent de sortir de la nasse, la petite équipe de l’opposition de gauche put avoir la tentation d’ une réponse globale qui avait peu de chance de les sortir du piège tendu.

Cette petite équipe a cependant recueilli des observations qui peuvent devenir des bombes.

Le maintien à domicile des personnes âgées est privilégié par la population. Pourquoi ne pas en faire l’un des trois axes prioritaires du combat (Pourquoi 3 ? au-dessus, il n’y a plus de priorité)

Privilégier les établissements collectifs entre dans la logique néocapitaliste de Goulard et de ses successeurs, qui est d'ouvrir un domaine de plus au marché.

Pour Clamence, ça sous-entend une révolution dans la pratique de l’aide à domicile – innovation, gestion rigoureuse et recherche de la qualité, sans faiblesse dans le management vertueux.

Initiative vis-à-vis des personnes handicapées à considérer comme des citoyens de plein droit et non comme une charge (vision de droite) – Clamence pensait que le chemin  serait long mais digne de la gauche !

Aménagement de tout le territoire pour que chacun se sente plus à égalité dans la ville ou la campagne, ce dont Goulard n’avait que faire.

A ces trois sujets, Clamence avait la tentation d’ ajouter le tourisme pour les temps qui suivront la sortie du COVID_19 – Goulard ne savait pas qu’il pouvait y avoir un tourisme hexagonal et européen servant la culture géologique, préhistorique, historique, culturelle et économique tout en étant une approche des beautés naturelles.

En refermant la période Goulard, Clamence se permettait de lui dire que le Conseil Départemental pouvait avoir un autre objectif que d’être dans le Livres des Records – le département dans les plus… dans les moins…

Que le Conseil Départemental soit bien géré, n’a pas à être considéré comme l’objectif propre à François Goulard.

Que le Conseil Départemental ait la préoccupation de n’oublier personne en cours de chemin est une préoccupation de gauche que François Goulard traiterait par l’un de ses sarcasmes habituels, mais Clamence ne l’entendait déjà plus...