Oui, je suis
toujours au PS et je pense bien y rester.
Pour sa ligne
idéologique, c’est moins facile quand on sort des banalités, mais je ne
dégagerai pas en touche et j’y réponds tout de suite
Déblayons le
terrain
*L’élimination de
la propriété privée a eu 74 ans pour voir si ça marchait et ça n’a pas marché.
Les dégâts humains ne seront jamais chiffrés, combien de très brillants esprits
ont été effacés ou gaspillés ? On ferme –
*De l’autre côté, les
libertariens avec leur phobie de la fonction publique sont présents aux plus
hauts niveaux de l’économie mondiale et se sont des malfaisants pour
l’humanité .
Entre les deux ?
**Il y a ceux qui
pensent que le ruissèlement de la richesse permettra à ceux d’en bas d’en avoir
un peu et qui comptent sur des principes moraux pour que ça marche et ils sont
malveillants à l’égard des employés de l’Etat. C’est
la droite dans sa pratique quotidienne.
**Il y a aussi ceux qui
ne devraient pas être hostiles, mais heureux, de voir des individus qui ont une
idée utile à la société et qui créent une entreprise pour la mettre en pratique
à condition que l’initiateur, les apporteurs de fonds et les salariés trouvent
leur juste part correspondant à leur talent, leur engagement technique ou
financier. Seul « l’Etat » peut-être garant de la rigueur de
l’application.
Du fait de la
mondialisation, de la taille et de la dispersion des activités il devrait y
avoir trois niveaux d’intervention (l’ETAT /L’EU/L’ONU) qui veillent à la bonne
marche
Reste le plus
difficile: Comment l’ETAT /L’EU/L’ONU peuvent-ils être intègres
– compétents – bons gestionnaires dans leur fonction ? Le cœur des
problèmes est ici et les solutions sont aujourd’hui bancales (1)
Si l’on y ajoute
l’empathie à l’égard de l’Etat, gestionnaire des fonctions régaliennes sans
restriction donc avec l’éducation, les soins et l’accès à l’eau, mais sans
l’énergie (hors nucléaire) qui est sur le marché - C’est ma gauche dans sa
recherche d’une définition
A condition que
l’Etat soit intègre – compétent – bon gestionnaire – ? Le cœur des problèmes est là
ici et les solutions sont aujourd’hui bancales(1).
Je reviens à ma
présence aujourd’hui au sein du PS ;
On y trouve encore
des apparatchiks à la recherche du bon filon, mais aussi des gens qui passent à
la paille de fer leurs certitudes passées et qui n’hésitent à en voir les
erreurs, On y voit aussi les dispositions positives prises par Mitterrand et
Hollande, vues avec le recul nécessaire.
Pour aller au fond
des choses, il faudrait lire ou relire, Marx, Keynes, Piketty et Sachs qui dans
le fond et la forme sont difficiles, mais que l’on doit s’’imposer pour
comprendre un peu comment marchent les forces économiques.
Enfin, il ne faut
pas hésiter à lire l’Histoire des pages sombres du socialisme, depuis Ebert
face aux Spartakistes jusqu’aux exécutions à Barberousse ordonnées par Mitterrand,
en passant par Blum et la non-intervention en Espagne, le pacifisme inconscient
face à Hitler et le vote des pleins pouvoirs à Pétain par la majorité des
socialistes
Ces lectures ne
sont pas masochistes. Malgré ces horreurs,
le mouvement s’en est TOUJOURS relevé pour agir, parfois avec intégrité – compétence – bonne gestion…et l'espoir est là et pas ailleurs.
(1) les remèdes ne doivent pas tuer le malade, tout est dans le dosage acceptable.