samedi 20 mars 2021

20/03/2021 - CLAMENCE AU COEUR D'UNE DISPUTATION : DISSUASION/INGERENCES INFORMATIQUES RUSSES/GUERRE DU SAHEL/FRANCOPHONIE


Comme dirait Jeanneney, regarder le gaullisme est, un coup d’œil sur l’Histoire, recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné.

De Gaulle in situ, dans la guerre 39/45, fascinera toujours Clamence par la disproportion entre ses moyens et ses réalisations. Il empêcha la France d’être dans le camp des vaincus où elle aurait mérité d’être et il lui évita une guerre civile en 1945 – Rien que pour cela, Clamence lui pardonnait le très mauvais abandon des populations pieds-noirs et des harkis en 1962.

La dissuasion voulue par de Gaulle ne lui avait jamais semblé une stupidité.

 

Clamence ne suivrait pas la position jugulaire/jugulaire de la revue des anciens polytechniciens où raisonner semble un crime comme au temps où des promotions entières se sentaient une vocation pour rejoindre l’École de Guerre (quel affreux oxymore !)

Il faut cependant tenter d’y voir clair dans la période de la guerre froide (1947/1991)

Jamais l’un des deux Grands n’est parvenu à se trouver en position de pouvoir détruire le potentiel militaire de l’autre et donc de rompre l’équilibre sur lequel repose la dissuasion nucléaire réciproque – Ce fait a augmenté le nombre des partisans de la Dissuasion, sans cependant, effacer les risques d’accidents et son coût faramineux pour la France.

Depuis la fin de la guerre froide, le nombre des détenteurs de l’arme atomique, dissuasive ou tactique, avouée ou pas, ne cesse de grandir, aussi Clamence ne voyais pas de raison de renoncer à l'arme de la Dissuasion, sans pour autant,comprendre quelle autre voie pourrait être suivie pour sortir du «merdier» !

 

Venons-en aux ingérences informatiques russes dans les élections présidentielles américaines et dans le Brexit. Clamence n’y voyait que des histoires de pieds nickelés et il s’en excusait auprès de ceux qui détiennent des infos plus fiables que les siennes – Il n’avait aucune honte à avouer ne pas prendre ces histoires au sérieux -

 

Pour achever son brûlot, Clamence allait parler du Sahel, du passage de Suwałki et de la francophonie

Pour le Sahel, nous sommes dans une guerre sans doute nécessaire, mais qui n’en est pas moins une guerre perdue d’avance comme toutes celles livrées par l’Occident depuis 1945.

Néanmoins, face à des organisations où l’islam n’est qu’un alibi (pour Boko Haram c’est encore plus visible ! ) la réponse militaire s’impose et ce qui a été fait, était juste.

Ensuite, il faut regretter que l’aspect économicopolitique des situations n’ait jamais été traité, nous sommes dans ces pays comme du temps de la colonisation. Nous y exploitons des richesses naturelles dans des conditions indignes du respect de la nature et nous y promouvons les cultures qui nous conviennent sans prendre en compte les besoins locaux, nous traitons avec des partenaires délinquants dans les conditions du pire néocapitalisme et cela depuis toujours, gouvernements de droite et de gauche confondus.

Qui devrait s’étonner de la haine des peuples à notre égard ?

 

Le passage de Suwałki, c’est entre Kaliningrad et la Biélorussie, c’est par là que les Russes couperont les Pays Baltes de l’EU – Clamence l’avait vu de ses yeux, il est balisé par les Russes.

La Russie n'est pas prête à être une grande puissance à l’égal de la Chine ou des USA et le discours de Gorbatchev du 6 juillet 1989 dans lequel il précisait son idée de "maison commune européenne" semblait être toujours d’actualité pour Clamence.

L’EU a une très longue frontière avec la Russie et partout il y a des endroits où de vieux conflits reprennent vie. Avoir des rapports de force y compris avec une arme de dissuasion, devrait permettre un accord diplomatique baissant la tension et les dépenses en armes tactiques d’un coût démesuré pour des économies qui veulent se moderniser. Le tueur Poutine et son successeur à venir, devraient saisir cette chance.

 

Reste la Francophonie – Les moins fous des Anglais saisissent tout l’intérêt de leur langue parlée partout dans le monde. Pourquoi n’aurions-nous pas un Common Wells francophone ? Sur ce point, Clamence plussoyait ceux qui avait à cœur de soutenir cette la position.

 

Excusez ces propos trop longs, mais on ne parle longtemps que de ce que l’on ne connait pas….

 

mercredi 17 mars 2021

17/03/2021 - CLAMENCE LE BREIS ET LE TROU NOIR PERDU

 


Comme le trou noir supermassif de l’amas de galaxies Abell 2261 a disparu le 11/02/2021, CLAMENCE venait d’apprendre que la priorité des priorités d’avant le COVID_19 avait disparu, elle aussi.

Il s’agit de la priorité de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution.

Clamence avait toujours pensé que cette priorité aurait des accrocs, mais entendre les invités du BREIS parler pendant une heure et demie sans prononcer les mots écologie ou lutte contre le réchauffement à l’occasion d’une visioconférence sur « l’Aménagement du territoire : Modèle breton » l'avait bluffé

Dans un monde antérieur au Covid_19, Clamence avait cru

*que les terres agricoles deviendraient immédiatement intouchables

*que les friches de toutes natures seraient utilisées à bon escient

*que le bâti à l’abandon retrouverait un usage

*que les villes seraient autorisées à se densifier par la hauteur à condition de veiller à la qualité du bâti et de trouver au pied des immeubles, la sécurité, les services et l’approvisionnement pour une vie bonne.

Clamence finissait par penser qu’il n’avait peut-être pas vu tous les aspects du problème.

Que pensaient les propriétaires de terres agricoles en dessous de la N 165 qui croyaient toujours que leurs terres deviendraient des lotissements à l’infini, payés à prix d’or ?

Clamence était entré dans le monde de la vérité à géométrie variable et il avait le sentiment d’en mourir.

17/03/2021 – CLAMENCE, BRECHT ET LE PARTI



En assistant au début de la visioconférence organisée par le Breizh hier soir, sur le thème « Démocraties et territoires : Bretagne labo d’innovation », Clamence eut l’irrésistible envie de faire un rapprochement entre ce qu’il voyait et entendait et la citation Bertolt Brecht «Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple».

Devant les difficultés des "sachants" de gauche à articuler leurs visions des démocraties participatives et représentatives avec les pensées d’un peuple de gauche composé de manants incultes par définition, il serait peut-être souhaitable de se passer du peuple pour faire son bonheur !

Certains choqués par leur aveu, ont proposé un Jules Ferry pour reprendre à la base l’éducation du peuple. Bon courage et vogue la galère pour le XXII° siècle !

Tout ce beau monde, brillantissime ou niais, ne réalisait pas qu’il parlait d’un autre monde, celui des XIX° et XX° siècles, où tout avait été tenté, sans parvenir à trouver une colonne vertébrale qui serait la référence du peuple de gauche, mille fois cramée par les essais communistes et dix mille fois trahie en tentant d’amadouer le Léviathan néocapitaliste

En attendant de grands problèmes méthodologiques demeuraient en suspends et personne d'autre que le Parti n'allait les résoudre.

Selon Clamence, la section locale, la plus petite structure du Parti, bien adaptée à la démocratie participative, pourrait y trouver sa juste dimension avec l’expression de chacun sans les freins de la représentativité. Jacques Ellul que Clamence avait connu dans un autre monde et qui avait tout essayé, le pensait à la fin de sa vie.

Les lectures sur les organisations de Makhno et de Durutti, avaient plu à Clamence, bien qu’ils n’aient agi qu’en temps de guerre ce qui est difficilement adaptable à notre situation.

Pour les nivaux fédéraux et nationaux, la voie de la démocratie représentative semblait incontournable pour Clamence, mais les droits et les devoirs des minorités devaient figurer aux statuts du Parti afin qu’ils ne soient pas oubliés.

Pour les « référendums d'initiative partagée », avoir dix signatures par département serait peut-être suffisant pour que ça marche.

A coté de ces quelques exemples traités à coups de hache, de multiples questions se posent pour sortir le Parti des miroirs de la démocratie du paraitre

Clamence se demandait quand nous allions raccrocher nos manches de lustrine ?