Le temps que nous vivons est plus consacré à la
recherche du leader le plus capable de gagner que de cerner enfin un programme
finançable
Je ne cherche plus à être entendu, mais à éviter
les fausses pistes que j’ai longtemps parcourues. Si quelques-uns me lisent, je
pourrais peut-être leur éviter de déconner.
La gauche me semble dans la situation d’une
personne qui voudrait apprendre une langue sans savoir le sens des mots.
Je cite ZUN ZI, Général
Chinois du VI° siècle avant J C et jamais démenti
« Qui connaît l’autre et se
connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril.
Qui ne connaît pas l’autre mais
se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite.
Qui ne connaît ni l’autre ni
lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.“
Attaquons le dur…
Pour rendre les services comme l’éducation, la
police, la justice, la défense des frontières, pour pallier les inégalités intolérables
, pour venir en aide aux plus démunis, l’Etat a besoin d’un BUDGET (251
Md’€) que les revenus des biens nationaux et l’impôt alimentent.
Assurer les dépenses et investir pour l’avenir
sont les deux tâches de l’Etat. Si le
budget est insuffisant, l’Etat emprunte. Les dépenses constituent LA DETTE
PUBLIQUE (2739 Md’€)
Comme l’Etat a des rentrées
permanentes, la dette arrivée à échéance est remboursée grâce à un emprunt du
même montant.
De ce fait, le coût total de la
dette est secondaire, seul le chiffre du SERVICE DE LA DETTE (33,2 Md’€)
constitué de la somme des intérêts et des frais bancaires ( 13 % du budget) est essentiel . Il doit rester bas, d’autant
plus que le montant absolu de la dette est élevé. Noter que le taux moyen de la
dette est appelé COUPON
Un Etat peut-il se débarrasser de
sa dette par l’INFLATION en laissant se dévaluer sa monnaie ?
Pour l’Etat demandeur sur le
marché international des capitaux, son coût du SERVICE DE LA DETTE va augmenter
et donc peser au niveau du BUDGET.
Avec des taux d’intérêt négatifs,
le souci de l’Etat est réduit mais il doit s’inquiéter de toute hausse possible
Quel est le mécanisme de la
hausse ou de la baisse des taux d’intérêts ?
L’inflation pousse à la hausse des taux pour récupérer l’érosion
monétaire, mais dans le contexte international, les vœux des prêteurs sont
insuffisants à déterminer le taux d’intérêts, sans cela il n’y aurait pas de
taux négatifs.
Deux autres facteurs agissent dans la dette publique et la dette privée.
1° Pour la dette publique on a vu qu’il
s’agissait du taux d’intérêt réclamé de l’Etat pour la dette
qu’il émet.
2° Pour la dette privée, il s’agit de la part ponctionnée
sur les gains qu’auront permis les avances consenties à l’économie sous forme
de prêts
Le taux final qui prévaut est la
résultante de deux forces qui s’exercent dans deux lieux distincts, marché
des capitaux et économie.
De plus ces deux forces agissent en en sens
opposés
*Réclamations des emprunteurs privés, si
l’économie se porte bien
*Réclamations de l’Etat emprunteur d’une
prime de risque si l’économie va mal, si les intérêts ne sont pas versés ou si
les sommes empruntées ne sont pas remboursées
Le niveau unique des taux, implique une spirale
dépressive.
*Si le marché des capitaux soupçonne les autorités
monétaires de mal gérer une économie en difficultés, l’Etat verra le
taux d’intérêt de ses dettes grimper au point de ne plus permettre d’emprunter
à des taux souhaitables
*Si l’économie est en bonne santé, le
crédit se souvient aussitôt que les intérêts représentaient autrefois « la
part » dans le système du métayage, (moitié/moitié) assurait un partage
équitable de la chance comme du risque
A suivre…
Merci à ceux qui peuvent apporter les correctifs qui s’imposent...