COMMENTAIRE
Si j’ai encore une lecture assez assidue de Spinoza, mes limites sont atteintes avec Deleuze et Foucault, mon grand âge y est sans doute pour quelque chose.
Ceci explique pourquoi je m’en tiendrai au strict domaine de la politique.
Je regrette que tu regardes le PS comme un astre mort, destiné depuis toujours à la trahison de son idéal.
Je pense que le stalinisme, mort de sa belle mort, avec un coup de pouce du capitalisme américain – je le concède – a disparu sans son tribunal de Nuremberg. Les communistes français l’oublient et ils errent idéologiquement mais font illusion.
En oubliant la nécessaire ligne de fracture entre socialisme et capitalisme, les écologistes oublient que certains nazis ne cachaient pas leur admiration pour la pensée de Rudolf Steiner, le gourou de l’anthroposophie écologique chère à Pierre Rabhi.
Pour les insoumis, Jean Luc Mélenchon rêve depuis toujours, de conduire ses troupes dans des voies incertaines où, avec un peu ou beaucoup de violences, ils feront sauter le plafond de verre du capitalisme ! J’ai été témoin de l’usage de la violence dans le tiers monde et chaque fois, c’est un dictateur qui a gagné.
Maintenant que j’ai bien cartonné mes compagnons de route ou «nupessiens», j’en reviens au PS.
Les socialistes, comme les communistes d’ailleurs, ont toujours cru la Nature taillable et corvéable à merci – c’est le premier renversement à opérer – briser par la Loi les capitalistes qui ne voudront pas, est sans doute possible avec les défenseurs de l’ordre établi par résignation , mais qui prennent peur devant les rapports du GIEC.
Notre société capitaliste européenne n’est pas composée que de damnés de la terre et de milliardaires (Marx c’était trompé sur l’avenir). Il y a une population qui vit bien, même si son mode de consommation cède aux délires de l’offre commerciale qui n’a rien à voir avec la «vie bonne» (Paul Ricoeur)
Il reste les salariés pauvres de tout, d’argent, de culture et de reconnaissance, de génération en génération et dont la situation ne peut changer que sur un ou deux mandats avec de fortes implications européennes.
Je ne vois pas d’autres personnes que les socialistes pour gérer cet énorme problème, pour la simple raison qu’ils n’ont pas tout raté quand ils ont voulu s’y mettre.
Comment engager des dispositions sur deux mandats ? Les spécialistes constitutionnels peuvent répondre -
Pour que tout ceci soit durable, la réhabilitation du secteur public et la montée en puissance des représentants des salariés dans l’entreprise doivent être expliquées et bien admises par les acteurs eux-mêmes, avant de trouver un appui majoritaire dans les urnes.
Je m’arrête là pour ne pas trop lasser, malgré l’envie de parler de l’international et du rapport entre la politique et la Grâce de Dieu – ce sera pour un autre soir -

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