Nouvelles notes relatives au thème
« Qu’est-ce qu’être socialiste en 2020 ? »
Notes rédigées après un entretien avec Emmanuel, mon fils ainé, tenté par une contestation généralisée des gens au pouvoir et sans espoir de changement
Bien poser un problème, le résout déjà à moitié.
Quand on est de gauche au XXI° siècle, on ne devrait se poser qu’une seule question,si cette première question ne trouve pas de solution, les autres sont sans intérêt.
La classe ouvrière fut longtemps l’espoir de l’humanité, mais elle s’est rétrécie et beaucoup divisée.
Depuis la mort du communisme sur lui-même et si l’on met de côté l’attelage chinois du communisme et du capitalisme dans leurs formes extrêmes et le modèle japonais non transposable, le néo-libéralisme ou le nouveau libéralisme (qui ont le même sens ?) a gagné et le contester revient à rejoindre ceux qui pensent encore que la terre est plate.
Ce nouveau libéralisme a pour effet de concentrer la richesse entre les mains de quelques actionnaires qui n’ont d’autre objectif que de s’assurer une rentabilité de leurs fonds propres à hauteur de 15 % avec les accords occultes entre eux que cela sous-entend et quelles que soient les secousses de l’économie réelle depuis 20 ans.
Pour étendre leurs richesses, la privatisation des services publics, de la santé à l’armée, est dans leur objectif.
Passer à une industrie écologique relocalisée ne les dérange pas, surtout si sur le chemin pour y arriver, les avantages des salariés peuvent être réduits.
Face à cette question, ceux qui ne sont pas dans le cercle autorisé, ont le choix entre :
*Être les valets du nouveau-libéralisme
*Penser que personne n’y peut rien, que la fatalité s’imposera toujours et qu’il faut accepter les miettes
*Participer à une longue marche qui va des intercommunalités à l’échelon paneuropéen
Vous voulez des exemples
L’EAU ? Pourquoi confier à une multinationale le soin de gérer ce bien irremplaçable ? Pourquoi en confier l’analyse au secteur privé ? Chacun doit pouvoir se dispenser d’acheter de l’eau en bouteilles plastiques
ALIMENTATION ? Refuser l’importation de productions qui freinent le développement de celles qui devraient être produites pour la satisfaction des populations locales
SANTE ? Répartition du personnel médical en fonction des volumes de population / Pilotage de la santé par les hôpitaux publics / Promotion d’une filière publique paneuropéenne de la recherche et de l’industrie du médicament
TOURISME (tout le monde responsable dans une anarchie totale)? On attend le pourrissement du dossier pour voir un opérateur mondial s’en emparer ?
D’autres domaines
On ne peut se masquer que les orientations vers l’isolation des USA et de la Chine, nous obligent à trouver une alliance forte avec les leaders européens et un pacte de non-agression avec la Russie serait souhaitable et peut être possible.
Il en découlerait une politique militaire et diplomatique crédible dans un monde devenu incertain.
Enfin, la taxation allant aux pays de fabrication puis
de vente des produits sera le vaste projet pouvant s’étendre au reste du monde.
On a le droit à une part de rêve quand elle ne repose pas un un mensonge.