Le
peuple de gauche n’attend plus de promesses, mais il
veut savoir
vers quel type de société voulons-nous
marcher ?
De la relation d’enseignement :
Cette relation est une relation difficile,sans doute une des plus
difficiles à exercer dans notre société.
La tendance spontanée de l’enseignant est de penser que
l’enseigné ne sait rien, qu’apprendre, c’est passer de
l’ignorance au savoir, et que ce passage est au pouvoir du
maître.
Or,l’enseigné apporte quelque chose : des aptitudes et des
goûts, des savoirs antérieurs et des savoirs parallèles,et
surtout un projet d’accomplissement personnel qui ne sera
que partiellement rempli par l’instruction, par la préparation au
métier, voire par l’acquisition d’une culture pour ses loisirs.
Le contrat qui lie l’enseignant à l’enseigné comporte une
réciprocité essentielle, qui est le principe et la base d’une
collaboration
Paul Ricoeur 1968
L’éducation n’est pas un processus de fabrication, mais
l’accompagnement de l’émergence d’un sujet libre.
C’est pourquoi aucun système éducatif ne saurait être
astreint à une « obligation de résultats ». En revanche, il est
astreint à une « obligation de moyens » et doit rendre compte
de la manière la plus transparente possible de tousles moyens
qu’il met en oeuvre pour lutter contre l’échec scolaire
générateur de détresse individuelle et sociale, qui compromet
l’avenir de la société tout entière et génère, sur la durée,
d’immenses coûts sociaux.
2) Dans une société démocratique, l’éducation est
consubstantiellement éducation à la démocratie : elle forme
des citoyens capables de comprendre le monde, de définir
ensemble le bien commun et de travailler à plus de solidarité
entre les hommes et entre les peuples.
3) L’éducation est une responsabilité collective à l’égard du
futur. Elle conditionne l’avenir du monde. Les parents, les
enseignants et cadres éducatifs, les associations,
les hommes et femmes de communication, les artistes et, plus
généralement, tout le tissu social exercent ensemble cette
responsabilité.
Dans une société démocratique « le projet éducatif » est
affaire de tous et chacun doit y contribuer.
(Philippe MEIRIEU)
*Quel
rôle voulons-nous faire jouer à l’État et dans
quels domaines ?
Pierre Rimbert et Grégory Rzepski mettent le doigt sur les
dérives en cours depuis 1980
Fin des administrations performantes comme l'équipement
et les douanes.
Mille entreprises publiques privatisées depuis 1985, avec
une perte de 50 % ou 500.000 emplois, dans ce secteur de
l'économie.
*Quels
droits et devoirs souhaitons-nous fixer aux
entreprises privées ?
*Quels
pouvoirs souhaitons-nous que la France conserve
dans le contexte
européen ?
*Quels
pouvoirs souhaitons-nous que l’Europe acquière à
1 ou 2 niveaux ?
*Quels
pouvoirs souhaitons-nous concéder à l’échelon
mondial ?