samedi 20 novembre 2021

CLAMENCE ET LE BILAN DE SA VIE POLITIQUE

 

 



Clamence avait vécu une longue vie politique durant laquelle la gauche avait eu à traverser une mutation sociale inouïe qu'elle eu beaucoup de peine à accompagner.

Un prolétariat pléthorique, agricole et ouvrier, face à un capitalisme décomplexé du XIX° siècle et de la première moitié du XX° siècle avait laissé à Marx et Jaurès l'espoir d'un grand soir égalitaire et des lendemains qui chanteraient.

Dans les années 60, sans que les dirigeants de gauche y compris les meilleurs, ne le voient, il s'était installé une autre société composée de:

*Travailleurs pauvres sans espoir ni pour eux et ni pour leurs enfants

*Salariés  de la classe moyenne, basse ou haute qui ont vu leur situation et celle de leurs enfants évoluer positivement en une ou deux générations et qui n'aspirent qu'à une amélioration de leur situation avec individualisme et parfois cynisme. 

*Très riches dont certains seraient prêts à accepter un partage, s'il évite la guerre qui arrive, préjudiciable à leur business et non par bonté d'âme.

Verrait-t-il l'épanouissement d'une gauche soucieuse du bien commun, capable de sortir de son verbiage inutile sur la république démocratique, la laïcité, l'éducation, l'apprentissage et la formation toute la vie ? Clamence était bien vieux pour l'espérer.

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » selon Guillaume d'Orange-Nassau, citation très calviniste qui plaisait assez à Clamence.

 

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