Jean Baptiste Clamence savait que la candidate de son Parti risquait de ne pas atteindre les 5 % de voix aux Présidentielles, mettant de ce fait en difficultés ses finances et hypothéquant son avenir.
S'enfuir n'était pas dans ses pratiques, il soutiendrait Anne Hidalgo jusqu'au bout, sa santé ou son âge ne le ferait pas reculer.
Maintenant que le temps s'était écoulé, Jean Baptiste Clamence comprenait mieux ce qui avait provoqué la débâcle de son parti et de toute la gauche.
La disparition d'une forte envie de réduire les inégalités de façon crédible et d'optimiser les moyens des structures, s'était opérée au fil du temps.
Il ne restait que des apprentis apparatchiks, avides de réponses toutes faites aux "besoins populaires" changeants et démagos avec lesquelles ils espéraient gagner sur des médiocres comme Philippe LE RAY ou Jimmy PAHUN
La gauche ne peut être que l'espoir de transformer la société vers plus de justice sans casser la machine économique
Des économistes (des très bons) en parlaient sans que le relais ne soit jamais pris par les politiques, chacun restant dans sa guérite en attendant que les autres soient morts.
Jean Baptiste Clamence, effrayé par le silence, ne pouvait qu'attendre dans son bureau déserté.
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