lundi 4 juillet 2022

CLAMENCE ALLAIT MARCHER DANS ALGER

 


 

Dans le JDD de dimanche dernier, Yhasmina KHADRA 

faisait le point sur les 60 ans d’indépendance de l’Algérie.

Plein de nostalgie avec un petit espoir au cœur, KHADRA 

dresse un tableau à minima, il vit en Algérie et connaît les 

risques encourus à parler, alors prudence pour lui.

 

En juillet 1962, Clamence était à Alger pour la fiesta de 

l’indépendance et il savait déjà qu’avant et après, l’enfer 

n’était jamais loin.

 

Pendant la guerre d’indépendance, les « gauchistes » du 

FLN avaient supplanté le vieux chef, MESSALI HADJ, qui 

était sans doute le seul à pouvoir éviter que le pays ne se 

vide de ses pieds noirs, ses juifs, ses arabes et ses 

berbères parmi les meilleurs.

Les chefs FLN, crapuleux, galonnés ou pas, qui ont passé 

les années de guerre loin des maquis, ont liquidé ce que 

l’armée française n’avait pas tué dans les combats 

y compris Abane RAMDANE qui avait la carrure et les 

idées d’un chef d’État moderne.


La colonisation et la décolonisation avaient au préalable 

éliminé sur le champ de bataille, les élites nécessaires à un 

nouvel état. La « bleuite »orchestrée par l’armée 

française et subie sans comprendre par AMIROUCHE 

(Wilaya III) fut un point d’orgue dans l’assassinat des 

jeunes étudiants montés au maquis.

 

Le meurtre de l’écrivain camusien Mouloud FERAOUN en 

mars 1962 par les nazis de l’OAS marquera toute sa vie 

CLAMENCE qui l’avait rencontré à de nombreuses reprises.

 

Un ovni du FLN, Mohameb BOUDIAF, avait voulu arrêter

les dérives mafieuses du régime en place. 

Il a tenu moins de 6 mois, avant d’être assassiné.

 

La guerre civile de la "décennie noire" de 1991 à 2002 

avait achevé la perte des élites, plus de 100 journalistes

et hommes de presse y laissèrent la vie.

 

Ni la fin misérable de l'ignoble BOUTEFLIKA, ni le HIRAK 

manifestation répétée chaque semaine sur tout le

pays et pendant des mois, n’ont provoqué les changements 

attendus.

 

Pourquoi certains peuples souffrent autant, avant de 

trouver l’apaisement démocratique ?

 

Malgré son grand age, CLAMENCE voulait une fois encore 

en parler avec ses amis d'Alger, ceux qui ont survécu à tout

et qui croient encore en des jours meilleurs.

Il irait à Belcourt (Belouizdad), là où Camus avait vécu.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire