lundi 11 janvier 2021

11/01/2021 - S’ENTENDRE PARLER DE LA LUTTE CONTRE LES INEGALITES N’ETAIT PAS DESAGREABLE POUR CLAMENCE, LA REGARDER EN FACE ETAIT PAR CONTRE UNE VERITABLE REMISE EN CAUSE.

 


Clamence faisait partie des gens de gauche qui ne se mentait pas sur le sujet, en estimant que l’élimination (magique) des quelques détenteurs de 50 % de la richesse du monde résoudrait le problème lors d’un Grand Soir.

 

En fait, consulter les chiffres réels ne laisse pas place aux rêves.

La répartition des revenus fiscaux et sociaux (source 2018) est la suivante

*Pour une première moitié de la population = Moins de 1.771 € / mois pour une personne seule

*Pour une seconde moitié de la population = Plus de 3.719 € / mois pour un couple avec 2 enfants de moins de 14 ans.

 

1) Qui doit recevoir plus (bénéfice de gratuités par les Communs ou ressources allouées par la collectivité) si ce n'est ceux qui sont manifestement en dessous du premier chiffre indiqué  ?

2) Qui doit accepter un blocage de ses ressources, si ce n'est ceux qui sont entre les deux chiffres indiqués ?

3) Qui doit accepter une réduction de ses ressources pleinement fiscalisées, si ce n'est ceux qui sont au-dessus du second chiffre indiqué ?

4) Clamence n’éliminait pas une victoire hypothétique contre ceux (les fameux 1% !) pour qui tout se résout par une exigence planétaire et son ruissellement : « Je veux 14 % d’intérêts sur mon fric placé » 

Clamence avait cessé de rêver, sans désespérer pour autant.

dimanche 10 janvier 2021

10/01/2021 - 8 H 30 DU MATIN - CLAMENCE VOYAIT LA LAICITE A L'EPREUVE DU FEU


 « Inscrite dans la Constitution, la laïcité constitue l’un des fondements de la République française. Elle repose sur deux principes : l’obligation de l’État de ne pas intervenir dans les convictions de chacun et l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit leur religion. »

Clamence découvrait à regret l’ampleur des difficultés nouvelles rencontrées par l’Éducation Nationale pour assumer se tache.

Pour ne pas aboyer avec les loups, Clamence se plongea dans la lecture de la première partie du rapport de l’enquête de l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès, dont la suite sera publiée en mars 2021.

 

49 % des enseignants affirment s’être autocensurés dans l’enseignement des questions religieuses durant leur carrière, pour éviter de possibles incidents, ils n'étaient que 36 % en 2018

40 % disent avoir eu des incidents en matière de questions de restauration, le chiffre était de 35 % en 2018.

27 % durant l’éducation physique et sportive

26 % pendant des cours abordant la laïcité

25 % lors de cours d’éducation à la sexualité ou dédiés à l’égalité filles/garçons ou aux stéréotypes de genre

Pour ces 4 dernières interrogations, les contestations ont augmenté de 7 points depuis 2018

 

59 % des enseignants disent avoir observé une forme de séparatisme religieux – absences des jeunes filles à des cours de natation avec ou sans certificat – demandes de séparation des légumes et des viandes servies dans les assiettes – refus d’entrer dans une église lors des sorties scolaires

 

Les constations dans le réseau d’éducation prioritaire (REP) et celles faites hors REP marquent une différence de 20 points.

 

Lors des cérémonies qui ont suivi les drames récents, 19 % des enseignants ont constaté des rejets, allant de la justification des actes contre les caricaturistes de personnes religieuses (15 %) au refus de la minute de silence en hommage à l’assassinat de Samuel Paty (10 %)

 

Seulement 75 % des enseignements disent soutenir le choix de Samuel Paty d’avoir réalisé un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse.

 

Clamence pensa que ces premiers constats méritaient un approfondissement et nous ne nous en sortirons par une pirouette.

Le feu couvait, on en est à l’incendie.

vendredi 8 janvier 2021

03/03/1997 - CLAMENCE RETROUVAIT LES PROTESTANTS


Après l’achat des  viennoiseries, dans une très ancienne pâtisserie et les journaux du dimanche matin près de la gare de sa petite ville de province, Clamence avait pris l’habitude de se rendre seul au culte protestant d’un  temple situé dans une ancienne chapelle des Cordeliers.

Clamence arrivait après le début et partait avant la fin de l’office afin de ne pas avoir à échanger avec les paroissiens qui n’en avaient pas plus envie que lui. Pour Clamence, c’étaient des gens qu’il avait quittés 40 ans plutôt par inintérêt pour le piétisme ambiant et qu’il retrouvait sans rien avoir à échanger – il avait tort –

 

Il avait croisé les orientations d’une revue admirable fondée en 1886 Évangile et Liberté :

« Par souci de vérité et de fidélité au message évangélique, nous affirmons :

·         la primauté de la foi sur les doctrines,

·         la vocation de l’homme à la liberté,

·         la constante nécessitée d’une critique réformatrice,

·         la valeur relative des institutions ecclésiastiques,

·         notre désir de réaliser une active fraternité entre les hommes qui sont tous, sans distinction, enfants de Dieu. »

Les protestants qui soutenaient cette frange dans la minorité protestante en France, Clamence avait fini par les trouver indispensables, ils les avaient découvert après une lecture approfondie de deux hommes du milieu du XVII° siècle, Barush Spinoza et de Blaise Pascal, un juif ashkénaze qui exprime la pleine vérité de l’homme, sauvé du bucher par son talent de polisseur de lentilles et un janséniste qui a tout dit de la foi en peu de mots

« Pesons le gain et la perte en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout, si vous perdez, vous ne perdez rien. »

 

Camus, nous disait qu’entre la révolution et sa mère, il choisit sa mère et donc que les crimes contre les civils sont impardonnables aux yeux de l’humanité – Clamence avait mis beaucoup de temps, mais il avait fini par se convaincre que seule la grâce de Dieu  pardonne les crimes immondes commis par les hommes, à condition d’enseigner que ces assassinats sont interdits aux hommes qui sont toujours faillibles.

Quand aura-t-il le courage d’aller à la fin de l’été, aux journées d'automne "Evangile et Liberté", au Club Belamba de la Grand Motte ? Clamence y pense, mais La Grand Motte est chaque année plus loin.

PS Clamence lisait et relisait Bernanos pour y trouver ce qui faisait l’inspiration de cet écrivain/philosophe hors du commun – Quand pourrait-il en parler ?

 

 

mercredi 6 janvier 2021

07/01/2021 - 7 h 00 – CLAMENCE - L’ALGERIE ET SON DRAME SANS FIN


 Clamence avait du mal à supporter ce que l’Algérie l’avait poussé à croire et à faire.

En son temps, il avait eu un long échange avec l'officier d’une Section Administrative Spécialisée (SAS) de Tizi-Ouzou, cultivé et enthousiaste, persuadé de ne pas reproduire les erreurs commises en Indochine.

Comment cet officier avait-il géré la fin de la présence française avec ses moghaznis voués à la mort par le FLN et lâchement abandonnés par de Gaulle ? Il n’avait jamais cherché à le revoir, alors que ça lui aurait été facile..

Comment lui Clamence, post-adolescent paumé, avait-il passé la bande jaune avec des kabyles rêveurs d’une Numidie fantasmée, comme lui altermondialistes inconsistants ? Comment une guerre limitée à un slogan , de part et d’autre, pouvait-elle conduire aux constructions nécessaires pour qu’un avenir se concrétise ?

Avec les silences sans fond des anciens du contingent qui avaient été mobilisés en AFN, dans la nuit des caves de Vendée, quand la folle de Sigournais effaçait les inhibitions, Clamence eut l’impression qu’il aurait pu parler jusqu’au bout des actes impardonnables qu’ils avaient commis de part et d’autre d’une ligne invisible qui les hydrolysait.

Il ne s’agissait pas de la guerre qui fait se jeter les uns contre les autres des combattants et où tuer est nécessaire pour ne pas être tué

Il s’agissait de tuer des civils pour affirmer son pouvoir défaillant sur autrui ou pour s’octroyer plus qu’un humain ne peut en demander. Faire l’inventaire de ces compagnons de route de la mort, est une longue et triste litanie qui va de Ravachol (fin XIX°) aux salafistes-djihadistes des années 81/90 en passant par les frappadingues de la Fraction Armée Rouge (68/70) et d’Action Directe(79/87)

Avec les anciens du contingent mobilisés en AFN, ça n’eut pas de suite, l’alcool ne conduit à rien, sinon à perdre son temps et des neurones.

Clamence savait comment l’Algérie avait vécu les 60 ans passés. Fort des rêves chimériques du Mouvement des Officiers Libres, l’équipe qui doubla Messali Hadj en 54 finit sa guerre de libération par l’écrasement de ce qui restait de ses forces dans les maquis du fait de l’action directe de l’armée française et des intox subies par Amirouche Aït Hamouna et ses troupes.

Les années qui suivirent celles de l’indépendance, n’ont cessé d’être celles du gaspillage, puis de la prévarication, avec l’intervention pitoyable de l’Est et moins connue de l’Ouest, qui venaient faire leur marché chez les voyous en place. Le dernier, l’un des pires, faillit mourir au poste, en remplaçant sa présence rendue impossible pour des raisons de santé par une photo pour les défilés officiels.

Ensuite, certains ont cru que descendre dans la rue chaque semaine allait faire naître une démocratie. Le Covid_19 eut raison des défilés et il ne resta que les paroles du «Juste« Kamel Daoud que rien ne pouvait arrêter, hormis une balle que certains doivent ajuster dans un coin sombre.

Emporté par sa douleur, Clamence avait oublié les 133 jours de Mohamed Boudiaf au pouvoir, moins que les 231 de Pierre Mendès-France, deux lumières dans le gris des faits utiles pour la résistance au désespoir.

Saïd Bouteflika, l’ignoble Monsieur Frère, Monsieur le Régent de Boutef’, que l’on croyait enfoncé dans une geôle et disparu à jamais, réapparaissait, tel un sphinx monstrueux.

 

dimanche 3 janvier 2021

03/01/2021 17 H 44 – CLAMENCE AVAIT TROUVE UN MOYEN DE GACHER LE DEBUT DE L’ANNEE DES LE PEN

 


La recherche génétique a établi deux faits indéniables.

L’Homo sapiens sapiens dont nous descendons tous, est apparu en Afrique, il y a 300.000 ans,

Il a parcouru ce continent dans tous les sens pendant 200.000 ans avant d’aller voir ce qui se passait dans le monde entier.

Conclusions ?

1)       Nos ancêtres étaient des AFRICAINS !

2)       Ils étaient NOIRS !

Dis-nous Jean-Marie, pourquoi tu tousses ?