vendredi 26 mars 2021

PORT-LOUIS (56) AUX PRISES AVEC LA VIDEOSURVEILLANCE

 


Clamence voyait son village breton aux prises avec la vidéosurveillance.

Clamence n’était pas prêt d’oublier les dommages à répétition subis par la plaque qui commémore la plantation de  l’arbre de la laïcité par la municipalité, l’arbre étant détruit à chaque fois.

Clamence demeurait sidéré devant les détériorations subies par le Mémorial des Fusillés de Port Louis, érigé en souvenir de la barbarie des nazis en déroute en 1945.

Que les auteurs de ces actes ne soient pas encore arrêtés et jugés, cela attristait Clamence, sans lui faire accepter la solution miracle de la vidéosurveillance.

Sur le plan technique, Clamence n’avait aucune honte à se juger incompétent, aussi prenait-il l’avis des spécialistes de la chose dont Alain Bauer aux options de gauche incontestées.

Dans un domaine en mutation technologique permanente, la confusion entre aujourd’hui et demain favorise les positions commerciales peu scrupuleuses. Pour un coût élevé les résultats sont médiocres tout en immobilisant des forces de l’ordre qui seraient plus utiles sur le terrain. Le passage à la vidéosurveillance génère une course à la nouveauté qui peut aller jusqu’aux drones !

Plus grave – Pour Clamence, la vidéosurveillance habitue la population à une pratique qui demain, entre les mains d’illibéraux, pourrait conduire à la recherche des véhicules en stationnement interdit, aux propriétaires de chiens peu scrupuleux de la propreté de l’espace commun et pourquoi pas aux faciès étrangers.

Clamence ne prêtait pas de telles intentions à la municipalité en place, mais la vidéosurveillance risque d’ouvrir la porte à une voie que certains, répressifs par caractère ou par idéologie, voudraient prendre.

Clamence ne refusait pas de dire ce qui lui semble possible et surtout souhaitable. L’action de terrain des forces de l’ordre habilitées au renseignement sans « police de citoyen(nes) volontaires »(on n’est pas aux USA !) est à prioriser d’autant plus que Port-Louis a la chance d’avoir des lignes de fuite, bien dessinées par la géographie et faciles à couper.

Comme toujours, en période de tension, les moyens des forces de sécurité sont sans cesse à évaluer.

Cependant, le respect des libertés individuelles est déjà assez malmené, sans qu’on en rajoute une couche.

Port-Louis ne doit pas devenir un village de Floride ou des Pays Bas où la sécurité devient une occupation voire une obsession.

Clamence estimait qu’un appel à trouver des activités plus saines est un devoir civique pour chacun, élu ou citoyen lambda.

mercredi 24 mars 2021

FONDERIE DE CAUDAN (56) - SUITE N° 1 DE LA NOTE DU 18 MARS 2021

 


Clamence savait que le dossier de la fonderie de Caudan (56) allait revenir sur la table et que Renault allait tenter de se débarrasser du tout, salariés et outils de travail.

La réaction n’a pas trainé et c’est bon signe pour ceux qui se sentent abandonnés.

Clamence estimait que le soutien ne pouvait pas se limiter au statu quo, à moins de démontrer que la production actuelle pour des moteurs diesel pouvait être maintenue en l’état, à court, à moyen ou à long terme.

Si cette démonstration ne pouvait pas être faite, il y avait peut-être d’autres voies techniques à se faire expliquer par les Fondeurs de France.

*Le parc auto diésel d’occasion aura besoin, encore longtemps, de pièces en fonte, l’activité du site pourrait être partiellement consacrée à cette production

*Pour le parc auto électrique qui nécessite de la fonte d’aluminium l’annonce du tout électrique par Volkswagen qui sauterait l’étape du mixte n'est peut-être pas une exception, la reconversion en produits d’avenir serait peut-être une bonne solution pour le futur du site.

*La Région compte-elle d'autres entreprises en devenir qui ont besoin de fonte d’aluminium ? – De l’Armement à la quincaillerie en passant par la construction mécanique ?

A côté des aspects techniques, Clamence estimait que les aspects sociaux ne pourraient pas être traités à la marge en raison des bouleversements déjà subis par le personnel.

Le mot "reconversion" appelait un contenu qu’il n’avait pas encore eu, tant pour ceux qui usés quitteraient l'usine ou s’y convertiraient à de nouvelles pratiques. Clamence pensait que la gauche devait être au cœur de ce combat ou mourir !

samedi 20 mars 2021

20/03/2021 - CLAMENCE AU COEUR D'UNE DISPUTATION : DISSUASION/INGERENCES INFORMATIQUES RUSSES/GUERRE DU SAHEL/FRANCOPHONIE


Comme dirait Jeanneney, regarder le gaullisme est, un coup d’œil sur l’Histoire, recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné.

De Gaulle in situ, dans la guerre 39/45, fascinera toujours Clamence par la disproportion entre ses moyens et ses réalisations. Il empêcha la France d’être dans le camp des vaincus où elle aurait mérité d’être et il lui évita une guerre civile en 1945 – Rien que pour cela, Clamence lui pardonnait le très mauvais abandon des populations pieds-noirs et des harkis en 1962.

La dissuasion voulue par de Gaulle ne lui avait jamais semblé une stupidité.

 

Clamence ne suivrait pas la position jugulaire/jugulaire de la revue des anciens polytechniciens où raisonner semble un crime comme au temps où des promotions entières se sentaient une vocation pour rejoindre l’École de Guerre (quel affreux oxymore !)

Il faut cependant tenter d’y voir clair dans la période de la guerre froide (1947/1991)

Jamais l’un des deux Grands n’est parvenu à se trouver en position de pouvoir détruire le potentiel militaire de l’autre et donc de rompre l’équilibre sur lequel repose la dissuasion nucléaire réciproque – Ce fait a augmenté le nombre des partisans de la Dissuasion, sans cependant, effacer les risques d’accidents et son coût faramineux pour la France.

Depuis la fin de la guerre froide, le nombre des détenteurs de l’arme atomique, dissuasive ou tactique, avouée ou pas, ne cesse de grandir, aussi Clamence ne voyais pas de raison de renoncer à l'arme de la Dissuasion, sans pour autant,comprendre quelle autre voie pourrait être suivie pour sortir du «merdier» !

 

Venons-en aux ingérences informatiques russes dans les élections présidentielles américaines et dans le Brexit. Clamence n’y voyait que des histoires de pieds nickelés et il s’en excusait auprès de ceux qui détiennent des infos plus fiables que les siennes – Il n’avait aucune honte à avouer ne pas prendre ces histoires au sérieux -

 

Pour achever son brûlot, Clamence allait parler du Sahel, du passage de Suwałki et de la francophonie

Pour le Sahel, nous sommes dans une guerre sans doute nécessaire, mais qui n’en est pas moins une guerre perdue d’avance comme toutes celles livrées par l’Occident depuis 1945.

Néanmoins, face à des organisations où l’islam n’est qu’un alibi (pour Boko Haram c’est encore plus visible ! ) la réponse militaire s’impose et ce qui a été fait, était juste.

Ensuite, il faut regretter que l’aspect économicopolitique des situations n’ait jamais été traité, nous sommes dans ces pays comme du temps de la colonisation. Nous y exploitons des richesses naturelles dans des conditions indignes du respect de la nature et nous y promouvons les cultures qui nous conviennent sans prendre en compte les besoins locaux, nous traitons avec des partenaires délinquants dans les conditions du pire néocapitalisme et cela depuis toujours, gouvernements de droite et de gauche confondus.

Qui devrait s’étonner de la haine des peuples à notre égard ?

 

Le passage de Suwałki, c’est entre Kaliningrad et la Biélorussie, c’est par là que les Russes couperont les Pays Baltes de l’EU – Clamence l’avait vu de ses yeux, il est balisé par les Russes.

La Russie n'est pas prête à être une grande puissance à l’égal de la Chine ou des USA et le discours de Gorbatchev du 6 juillet 1989 dans lequel il précisait son idée de "maison commune européenne" semblait être toujours d’actualité pour Clamence.

L’EU a une très longue frontière avec la Russie et partout il y a des endroits où de vieux conflits reprennent vie. Avoir des rapports de force y compris avec une arme de dissuasion, devrait permettre un accord diplomatique baissant la tension et les dépenses en armes tactiques d’un coût démesuré pour des économies qui veulent se moderniser. Le tueur Poutine et son successeur à venir, devraient saisir cette chance.

 

Reste la Francophonie – Les moins fous des Anglais saisissent tout l’intérêt de leur langue parlée partout dans le monde. Pourquoi n’aurions-nous pas un Common Wells francophone ? Sur ce point, Clamence plussoyait ceux qui avait à cœur de soutenir cette la position.

 

Excusez ces propos trop longs, mais on ne parle longtemps que de ce que l’on ne connait pas….

 

mercredi 17 mars 2021

17/03/2021 - CLAMENCE LE BREIS ET LE TROU NOIR PERDU

 


Comme le trou noir supermassif de l’amas de galaxies Abell 2261 a disparu le 11/02/2021, CLAMENCE venait d’apprendre que la priorité des priorités d’avant le COVID_19 avait disparu, elle aussi.

Il s’agit de la priorité de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution.

Clamence avait toujours pensé que cette priorité aurait des accrocs, mais entendre les invités du BREIS parler pendant une heure et demie sans prononcer les mots écologie ou lutte contre le réchauffement à l’occasion d’une visioconférence sur « l’Aménagement du territoire : Modèle breton » l'avait bluffé

Dans un monde antérieur au Covid_19, Clamence avait cru

*que les terres agricoles deviendraient immédiatement intouchables

*que les friches de toutes natures seraient utilisées à bon escient

*que le bâti à l’abandon retrouverait un usage

*que les villes seraient autorisées à se densifier par la hauteur à condition de veiller à la qualité du bâti et de trouver au pied des immeubles, la sécurité, les services et l’approvisionnement pour une vie bonne.

Clamence finissait par penser qu’il n’avait peut-être pas vu tous les aspects du problème.

Que pensaient les propriétaires de terres agricoles en dessous de la N 165 qui croyaient toujours que leurs terres deviendraient des lotissements à l’infini, payés à prix d’or ?

Clamence était entré dans le monde de la vérité à géométrie variable et il avait le sentiment d’en mourir.