Clamence savait que le dossier de la fonderie de Caudan (56) allait revenir sur la table et que Renault allait tenter de se débarrasser du tout, salariés et outils de travail.
La réaction n’a pas trainé et c’est bon signe pour ceux qui se sentent abandonnés.
Clamence estimait que le soutien ne pouvait pas se limiter au statu quo, à moins de démontrer que la production actuelle pour des moteurs diesel pouvait être maintenue en l’état, à court, à moyen ou à long terme.
Si cette démonstration ne pouvait pas être faite, il y avait peut-être d’autres voies techniques à se faire expliquer par les Fondeurs de France.
*Le parc auto diésel d’occasion aura besoin, encore longtemps, de pièces en fonte, l’activité du site pourrait être partiellement consacrée à cette production
*Pour le parc auto électrique qui nécessite de la fonte d’aluminium l’annonce du tout électrique par Volkswagen qui sauterait l’étape du mixte n'est peut-être pas une exception, la reconversion en produits d’avenir serait peut-être une bonne solution pour le futur du site.
*La Région compte-elle d'autres entreprises en devenir qui ont besoin de fonte d’aluminium ? – De l’Armement à la quincaillerie en passant par la construction mécanique ?
A côté des aspects techniques, Clamence estimait que les aspects sociaux ne pourraient pas être traités à la marge en raison des bouleversements déjà subis par le personnel.
Le mot "reconversion" appelait un contenu qu’il n’avait pas encore eu, tant pour ceux qui usés quitteraient l'usine ou s’y convertiraient à de nouvelles pratiques. Clamence pensait que la gauche devait être au cœur de ce combat ou mourir !

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