Les leaders des pays européens, divers et variés, qui défilent à Kiev font des promesses inconsidérées et qui ne seront pas tenues.
Ils ne réalisent pas qu'ils pourraient conduire les habitants d' Ukraine, de Géorgie, de Moldavie, d'Albanie, de Macédoine du Nord, de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de Serbie et du Kosovo à se tourner directement vers les USA avec le risque de créer une situation ingérable avec les Russes.
L'Institut Jacques Delors, par le canal de son Président Enrico Letta, propose à ces pays l'adhésion à une confédération, facile à mettre en place, rassemblant la famille européenne avec un accès progressif au marché intérieur et conduisant à la clause d'assistance mutuelle (article 72.7) du Traité européen, élargie aux pays membres de la confédération.
Si nous l'avions fait au moment de la chute du mur de Berlin, l'assistance militaire urgentissime de l'Ukraine et sans doute celles à d'autres pays proches de l'URSS ne se poseraient pas impérativement.
Et la Russie ? Les erreurs qu'elle a commise en entendant que les Américains se retiraient de l'Europe, en croyant que les Européens ne seraient jamais unis face à des chars venus d'ailleurs, en ne voyant pas que l'Ukraine était devenue une vraie nation, tout cela va lui coûter très cher.
Et la paix avec la Russie ? Elle viendra quand les tzars russes auront compris que le rapport de force n'est pas en leur faveur. Qu'avec un PIB égal à celui de l'Italie et une population trois fois supérieure à celle de ce pays, la Russie n'est pas au niveau où elle voudrait être.
Si la raison revient aux russes, les portes de l'Europe leur seront ouvertes pour qu'ils y trouvent la place qui les y attend depuis 1989.






