J’ai partagé l’aventure tiers-mondisme, j’ai suivi Michel ROCARD
jusqu’au Temple de l’Étoile et aux Invalides, le 7 juillet 2016, pour
finir je n’ai jamais lâché Olivier FAURE qui agissait avec courage,
pour maintenir hors d’eau la Vieille Maison du PS. J’ai fait, sans
jamais faillir, le taf du militant de base, rarement heureux, souvent
désespéré par le clientélisme ambiant – Il faut dire qu’avec Jean
Yves LE DRIAN nous avons été gâté jusqu’à son arrivée au quai
d’Orsay où il a oublié le Parti qui lui devait tout….
Aujourd’hui, c’est l’heure de la vengeance pour Jean Luc
MÉLENCHON, ça fait 14 ans qu’il l’attend – pas étonnant qu’elle
soit recuite…
Olivier FAURE tente de nous convaincre que, du fait de nos histoires
différentes, Jean Luc MÉLENCHON parle de «désobéissance» aux
règles en vigueur et que nous, nous disons «dérogation de manière
transitoire» aux règles européennes qu’il faut changer.
C’est oublier que Jean Luc MÉLENCHON a été élevé au trotskisme
lambertiste de 68 à 76 et que s’il a envie de faire sauter l’UE, il y
parviendra, s’il a une occasion. Son goût infantile pour les régimes
forts devrait le disqualifier au pays des Lumières.
Derrière ce théâtre d’ombres, se cache une réalité que nous n'avons
jamais voulu reconnaître.
A moins de continuer à faire tourner les moulins à prières de la lutte
des classes toujours explosive et à faire croire que les acquits,
arrachés au capitalisme, ne servent qu’à affaiblir la dite lutte des
classes, nous entretenons des révoltes stériles propices au nazisme.
Le communisme appliqué ayant démontré sa nocivité intrinsèque, il
ne nous reste plus que le capitalisme comme modèle idéologique.
Mettre fin à la pauvreté en 10 ans et réconcilier l’Homme et la
Nature en 30 ans sont à porté de main des pauvres conscients de leur
exploitation et des humanistes ou des chrétiens qui partagent leur
combat – Il resterait sur la touche les "tenants du chacun pour soi" et
les "esclaves consentants" -
Ceci ne priverait pas le capitalisme de survivre, si l’on veut bien ne
pas se raconter d’histoires…
Qu’en a moi, j’ai vu le socialisme sombrer avec Guy MOLLET en
1956, puis renaître sous François MITTERRAND, le florentin, en
1981, je le vois disparaître à nouveau et je suis trop vieux et trop
triste, pour espérer le voir renaître.
Je sors, par la petite porte….

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire