Pour Clamence, le discours d’Olivier Faure d’hier soir, devant le Conseil National du Parti Socialiste, fut une délivrance et une bouffée d’oxygène.
Mettre fin à l’agonie du PS, le changer de nom et repartir au XXI° siècle déjà bien entamé sans nous, Clamence pensait que c’étaient des actes de courage pour un premier secrétaire qui n’aspire pas à être Président, comme la petite dizaine de ceux qui estiment qu’ils sont destinés à cette fonction Quelle tristesse que la gesticulation de ceux qui ont manqué le train de leur histoire et qui courent après !
Olivier Faure propose de changer le nom du PS. Il aura marqué le XX° siècle, la mort du communisme à l’Est et les multiples échecs du socialisme à l’Ouest ne peuvent pas être effacés. La multitude des noms de partis de gauche qui ont laissé une place dans l’Histoire ou qui ont avorté avant de naitre donnait le vertige à Clamence et il cessa d’y penser, pour lui c’était une cuisine de « marketineurs » qu’il n’avait jamais appréciée.
Il lui restait le projet et son programme.
Combien, lui et ses collègues militants, avaient rédigé de propositions, de critiques et de suggestions dont il n’a jamais été tenu compte
Même si la Direction du Parti en avait eu l’envie, il lui aurait été matériellement impossible d’en faire autre chose que du papier pour allumer le feu
Un instant Clamence estimât que ce qu’il pensait manquait de discernement et pêchait par excès (deux défauts majeurs qu’il se reconnaissait) mais il croyait que se trouvait là, l’une des causes du désamour entre le PS et ses militants
Il estima ne pas pouvoir achever son propos sans formuler un projet d’organisation.
Les textes de projets pour le PS et des éléments programmatiques envoyés par tout un chacun, seraient fournis à un comité de sages dont la fonction serait d’éliminer les blablas, les copiés-collés et les doublons.
Ensuite, les textes seraient soumis aux fédérations départementales en charge d’animer les réflexions en sections
En retour les fédérations départementales réaliseraient les synthèses possibles, avec des allers et retours avec les sections. L’échelon national assumerait la synthèse des transmissions avec des allers et retours avec les fédérations
Clamence pensait que sa proposition finirait peut-être comme les autres, mais comme il était un indécrottable croyant, ça ne le retiendrait pas de l’envoyer
Clamence estimait qu’ Oliver Faure était un « right man in the right place » et il lui souhaitait d’y rester longtemps
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