samedi 28 mai 2022

CLAMENCE CROISE STERDYNIAK, PYKETTY ET LA NUPES - page 002 - révisée

 


Clamence estimait que retenir les critiques d’Henri 

Sterdyniak, co-auteur du manifeste des économistes 

atterrés, ne pouvait pas le classer dans la catégorie des 

gens qui roulent pour Macron, accusation formulée à 

l'égard de tous ceux qui ne sont pas dans la ligne de la 

NUPES, accord électoral des appareils des partis de 

gauche et non des militants.


Reprendre les revendications des syndicats et des 

mouvements populaires en voulant tout faire en même 

temps, sans priorité, sans calendrier, sans regarder 

l’équilibre extérieur, ni celui des comptes des entreprises, 

conduit dans le mur.


Le plus urgent est d’engager la transition écologique, la 

réindustrialisation et la prise de contrôle démocratique 

des entreprises par les travailleurs. 

Ce qui est mis en avant par la NUPES, c'est autre chose, 

c’est le pouvoir d’achat et les retraites, réformes 

populaires, mais qui risquent de provoquer une dangereuse 

sortie de route du déficit extérieur.


Henri Sterdyniak estimait que les transformations 

structurelles permettraient de dégager des marges de 

manœuvre pour augmenter progressivement le pouvoir 

d’achat des catégories populaires.


Il précisait en outre qu’il fallait modifier les modes de vie 

et qu’une baisse du niveau de vie des classes supérieures 

serait nécessaire, sans dire comment on fait.

A gauche, on est toujours énigmatique sur le sujet


La NUPES ne cachait pas la contrainte budgétaire et si 

certains affirmaient que la dette publique pourrait être 

annulée par la BCE, d’autres dont Henri Sterdyniak, 

estimaient que c’était une « utopie dangereuse » 


Le sol devenait mouvant.


Autre choix, peu compréhensible : la suppression du 

quotient familial, soit la défamiliarisation de la fiscalité 

dont les conséquences n’ont pas été analysées.


Si la mise en œuvre d’un programme de transition 

écologique et social s’impose de façon urgente, un débat 

démocratique devrait s’ouvrir, indiquait Henri Sterdyniak 

en conclusion.

 

De son coté Thomas PIKETTY, économiste 

incontestablement de gauche, estimait que la signature de 

la NUPES, vue sereinement, était moins ambitieuse que les 

accords de 1936 et 1981.

Il rappelle au passage que les historiens ne seront pas 

tendre avec MACRON et sa suppression de l'ISF.

Le remplacement de la taxe foncière par un impôt 

progressif sur le patrimoine net, aiderait les millions de 

français des classes populaires et moyennes.

Étendre les droits des salariés dans l'entreprise serait 

préférable à la nationalisation des entreprises, version 

1981. 

En Europe, la droite n'a jamais recherché des 

harmonisations sociales et fiscales


Pour les autres aspects de la NUPES, Thomas 

PIKETTY dégage en touche, en attendant les échéances

à venir.

 

 



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