Clamence estimait avoir eu peu d’occasions de contester les positions d’Olivier Faure, mais ce qu’il avait dit à Libé le 2 décembre sur les musulmans radicalisés était bien faible, bien vertical, bien inutile et surtout inhabituel.
Il considérait que la nécessité de la lutte policière et militaire contre cet ennemi ne pouvait être contestée.L'oublier c'était le risque de prendre une voie sans issue.
Si les opérations « Homo » (exécutions ciblées avec la signature du Président de la République) avaient, en France et dans les pays protégés, de vrais résultats, il n’en était pas de même pour l’infiltration des groupe violents sur le territoire
Depuis onze ans (10/10/2009 Poitiers) la pénétration des groupuscules violents (1.000 gus en France) ne semblait pas avoir progressé ou alors on se les gardait au chaud pour des effets médiatiques ponctuels – Clamence pensait à cette seconde hypothèse et que pour cela, il estimait que la démocratie reculait.
Sur une situation économico-sociale à la dérive dans les "quartiers", la greffe de la drogue et celle du phantasme religieux le plus radical ne pouvaient que prendre.
La médiocrité mafieuse des « représentations » par pays d’origine, plus à la dérive les uns que les autres, méritait leur mise sur le côté – Ceci semble acquis pour Clamence, reste l’économico-social, domaine où ses propositions ne manquaient pas
*Recrutement d'agents ou concierges par grand immeuble, parlant la langue de ses habitants
*Fin du décrochage scolaire y compris si la fréquentation des établissements s'est maintenue en façade – renforts des effectifs
*Fin du Cash prévu en 2022. Si les
difficultés générées par ce saut technologique ne repoussent pas sa date d’application,
les distributeurs de drogue pourraient souffrir, leur job disparaissant ou devenant transparent.
* Poursuite de la diminution de la densité des grands ensembles, pour remplacer les espaces dégagés par des lieux de formation, de culture, de sport et d’entreprises
Clamence pensa qu’un jour la drogue et la religion musulmane dans sa version assassine, disparaitraient comme le COVID-19, mais ce ne serait pas sans effort.
Il trouva qu’il avait assez écrit sur ces sujets, ses doigts étaient noirs d’encre. Il pensa que demain il reviendrait sur Alger ou sur l’image, les réseaux sociaux, les manifs et les flics

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